UNE PROFESSION NOBLE DE LA COMPENSATION DU HANDICAP

SITUER LA PROFESSION

Son statut

Reconnue profession paramédicale depuis le 23 février 2007, (mis à jour par le décret du 1er février 2011) le métier d’orthoprothésiste est défini à l’article D.4364-2 du Code de la Santé Publique : « Est considérée comme exerçant la profession d’orthoprothésiste toute personne qui procède à l’appareillage orthopédique externe sur mesure avec prise d’empreinte ou moulage d’une personne malade ou handicapée présentant soit une amputation de tout ou partie d’un membre, soit une déficience ostéoarticulaire, musculaire ou neurologique. L’appareillage recouvre la conception, la prise de mesure avec prise d’empreinte ou moulage, la fabrication, l’essayage, l’adaptation, la délivrance de l’appareil, le contrôle de sa tolérance et de son efficacité fonctionnelle immédiate, le suivi de l’appareillage, de son adaptation, sa maintenance et ses réparations. La définition des appareillages réservés aux orthoprothésistes est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé ». Ce statut est le fruit d’un « combat » de longue haleine de la profession et correspond par conséquent à ses attentes.

L’orthoprothésiste n’est pas une profession libérale : il travaille toujours au sein d’une entreprise (comme salarié ou comme dirigeant) qui facture l’appareillage, toujours réalisé sur mesure.

Tous les appareillages sur mesure (corset, membres artificiels etc.) sont encadrés par une tarification spécifique sans dépassement possible (plus de 1500 références au sein de la LPPR - Liste des Produits et Prestations Remboursables), une entente préalable et une prise en charge à 100%.

 

Son poids économique

Notre secteur d’activité compte 177 entreprises (225 si l’on tient compte des établissements secondaires) pour un CA annuel HT en 2013 de 324 millions d’euros (Dont 288 millions d’euros pour le seul grand appareillage orthopédique). Elle délivre chaque année plus de 160 000 appareillages sur mesure.

Elle compte près de 2 500 collaborateurs dont environ 700 orthoprothésistes applicateurs.

Ces chiffres ne concernent que les entreprises de grand appareillage orthopédique sur mesure du secteur privé représentées à 90% par l’UFOP.

Il faut compter  environ une centaine d’orthoprothésistes qui exercent au sein d’autres entités : centres de rééducation, sécurité sociale, associations humanitaires.

Son accès

Seuls les orthoprothésistes, titulaires d’un BTS délivré au bout de trois années d’études, peuvent exercer la profession au contact direct des patients. Comme tout professionnel de santé, le droit d’exercer implique l’inscription au fichier ADELI de la CNAMTS et la possession du diplôme.

LA FORMATION AUJOURD’HUI

Où ?

Quatre Lycées dispensent la formation (BTS en trois ans) : le Lycée Anne Veaute à Castres (Environ 24 BTS/an en alternance et en initial), le Lycée d’Alembert à Paris (Environ 24 BTS/an en formation initiale et 12 BTS tous les 2 ans en alternance), le Lycée Montplaisir à Valence (Environ 22 BTS/an)  le Lycée Mongazon à Angers (12 BTS/An) et pour la rentrée de septembre 2018, le Lycée polyvalent Jan Lavezzari à Berck sur Mer.

Sensible à la démarche de concertation ainsi qu'à la qualité du projet de campus des métiers et des qualifications de l'autonomie, de la longévité et de la santé proposé par le Lycée Jan Lavarezzi de Berck, l'UFOP a validé le principe d'une nouvelle école de formation à notre profession. Celle-ci doit intervenir en 2018 et proposera à la formation à notre profession au sein d'un campus homogène qui forme déjà des kinésythérapeutes, ergothérapeutes, tout près du célèbre centre de rééducation Jacques Calvé - Fondation Hopale de Berck.

La forte dispersion géographique et la rareté des formations font que les élèves sont souvent issus de départements éloignés de leur centre de formation.

Le profil

Comme toute profession paramédicale, le métier d’orthoprothésiste fait appel à des connaissances scientifiques, plus particulièrement en physique. Par conséquent, pour aborder sereinement cette formation, il est fortement recommandé d’être titulaire d’un BAC S, ou STI. Cette profession est aussi manuelle et nécessite donc des prédispositions à l’habileté. Une bonne vision dans les trois dimensions représente un plus. Enfin, la relation quotidienne avec les personnes handicapées, nécessite le goût du contact et le sens du service.

Pas de chômage dans la profession

Depuis l’ouverture des premières classes de BTS dans les années 80, la profession n’a jamais réussi à pourvoir l’ensemble des postes d’orthoprothésiste dont elle a besoin. Ainsi, sur les quatre dernières années nous constatons un déficit en diplômés récurrent d’une soixantaine d’étudiant diplômés.

Cependant, depuis l’ouverture de cinq classes supplémentaires (Paris en alternance en 2011 et Angers en initial en 2013, Castres en initial en 2015 et Valence en 2017) et l'ouverture programmée en 2018 d'une nouvelle école à Berck, l’UFOP ne souhaite plus que de nouvelles formations s’ouvrent au risque de nuire à l’employabilité des jeunes orthoprothésistes diplômés.

 

CONTACT

Philippe FOURNY, Délégué général / Marie CALVI, Assistante de direction

Union Française des Orthoprothésistes - 6, rue Léon Jouhaux – 75010 Paris

Tel : 01 42 40 50 60  Fax : 01 42 40 08 19

Mail : philippe.fourny@ufop-ortho.fr  / marie.calvi@ufop-ortho.fr -  www.ufop-ortho.fr

 

 

 

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UFOP
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DES ORTHOPROTHÉSISTES

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